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Alternative Nation
Tout au bout de nos rêves d'enfants se trouve un pays dont on partage les clichés et les mythes avec le monde entier. Les Etats-Unis. Une société sans classe ? Quelle utopie! C'est une idée erronée et complètement abandonnée par les sociologues américains. Et oui! même la nation la plus puissante du monde a depuis longtemps détruit son rêve. Les riches, une poignée dÕindividus sans scrupules, s'enrichissent, les pauvres une majorité de la population composée de noirs et de Native Américan, c'est à dire d'indiens sont toujours en marge de ce rêve américain.
Lorsqu'on rentre dans la baie de New York, on découvre la statue de la liberté, symbole de la liberté et celui des États-Unis. Au pied de la statue, sont gravés les vers d'Emma Lazarus :
Donnez-moi vos foules harrassées, misérables,
Grouillantes, qui cherchent à respirer librement,
Le déchet misérable de vos rivages prolifiques.
Envoyez-les moi, ces sans-abri, ballottés par la tempête.
Je soulève ma lampe au seuil de la porte d'or.
En outre, Emma Lazarus donne à penser que seuls les pauvres sont partis pour l'Amérique. Le rêve plus fort que la réalité, a bercé des millions d'Européens, pauvres et riches. Il continue de bercer des noirs-américains et des latino-américains. Des loyers trop élevés, des revenus insuffisants, des mutuelles hors de prix, un manque de refuges, cette population reste dans la rue.
Alternative Nation montre des images de la vie quotidienne, ces images qui font désormais partie intégrante de notre environnement nous ne les regardons plus, nous les voyons à peine tant il est vrai que nous y sommes habitués. Mais paradoxalement ce n'est qu'en tentant d'imaginer une vie quotidienne sans images que nous prenons la mesure de son importance. On est loin des clichés immortalisés sur papier, parfois à la limite de la frénésie voire de l'image ratée puisque c'est ça l'Amérique, passé d'un extrême à l'autre. A chaques coins de rue, c'est une ethnie différente, le regard halluciné change. Un esclave enchaîné, des marginaux dévorés par la nuit, un jeune gangman aux dents gravées, une toxicomane désorientée, ... Aussi, il s'agit juste de montrer un parcours photographique en rendant compte de la vie sociale. La religion, l'opulence des uns, la misère des autres, les guettos, la violence sont leur lot quotidien et il y a peu dÕexceptions qui confirment cette règle qui hante et culpabilise après les événements du 11 septembre 2001, Le nouveau rêve américain.
Stéphane ARRIGHI
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