Le pelerinage des Saintes Maries de la mer


Selon la tradition, Marie Jacobé et Marie Salomé, proches de Jésus et Marie, chassés de la Judée par la persécution, auraient débarqué en ce lieu, accompagnées de Lazare, Marie-Madeleine, Maximin...

Ce que l'on peut retenir, d'une manière sûre, c'est que chassés, par la persécution en Palestine, de nombreux Chrétiens ont été exilés, ont débarqué ici et ont porté la foi chrétienne à cette région. On retrouve l'histoire : à savoir que l'évangélisation de la France d'alors s'est faite
dÕabord par la Vallée du Rhône (Arles : métropole Chrétienne très tôt, Vienne, Lyon et ses premiers martyrs du II siècle)

Tandis que les disciples partaient au loin, les Saintes Maries Jacobé et Salomé, mères d'apôtres, demeuraient sur ce rivage qui porte leur nom. Elles ont évangélisé les gens du pays, les romains qui étaient les occupants et peut-être aussi les gitans qui auraient vécu là et qui auraient accueilli les Saintes Maries en la personne de Sarah, leur chef de tribu... Elles auraient demandé le baptême, pour elles et pour tous leurs peuples.

Depuis toujours, les Saintes Maries ont été un lieu de pélerinage. La veille de la fête, les châsses contenant les reliques sont lentement descendues de la Chapelle Haute au moyen d'un treuil et de cordages de marine, au milieu des chants et des acclamations.
A la suite de la descente des Châsses le 24 mai, la statue de Sainte Sarah est portée par les gitans jusqu'à la mer, pour symboliser l'attente et l'accueil des Saintes Maries par Sarah, patronne des gitans.

LES GITANS

Les gitans participent toujours à ces Pèlerinages, particulièrement en mai où ils viennent par milliers. Certes on ne trouve plus les vieilles roulottes aux couleurs vives, mais dans leurs caravanes modernes, les Gitans ont su conserver lÕessentiel des traditions et des mÏurs de leurs ancêtres.

Roms, Manouches, Tsiganes, Gitans, arrivent des quatre coins de l'europium et même d'autres continents. Ils s'installent dans les rues, sur les places, au bord de mer. Pendant 8 à 10 jours, ils sont ici chez eux. On peut les voir dans la journée auprès des caravanes en familles ou retrouvant amis ou parents, car le pélerinage est aussi l'occasion de retrouvailles. Le soir venu les hommes jouent de leur guitare ou de leur violon. Mais on les voit aussi, respectueux dans les églises : le père de famille marchant le premier, suivi de toutes la famille, la maman fermant la marche avec le dernier-né dans les bras, chacun portant un cierge. La plupart sont baptisés et sont fidèles à la foi catholique pour lÕessentiel. Même si leur piété nous paraît démonstrative, elle est cependant sincère et profonde dans leur simplicité. Les pèlerinages, ici ou ailleurs, sont pour beaucoup d'entre-eux, la seule manière d'exprimer extérieurement leur Foi
 
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